UN BEL HOMMAGE À UNE ŒUVRE RARE
Langage harmonique tonal et chromatique dans la lignée directe de Tristan, Franz Schreker, considéré de 1910 à 1930, devant Richard Strauss même, comme l’espoir d’un postromantisme allemand moribond, l’enterrerait en fait, sous les coups de boutoir conjugués de la modernité des Weill, Hindemith ou Berg et des assauts plus directs encore des nazis. Ses opéras disparurent dès 1933, pour ne faire une timide réapparition à la scène et au disque qu’aux années 1980, sans s’imposer à nouveau au répertoire. C’est fête alors, pour qui admire les orchestrations éblouissantes de ces drames existentiels et torturés, que de recroiser, après Salzbourg en 2005, Les Stigmatisés dont il écrivit le livret lui-même sur une thématique fort « wildienne », la tragédie de l’homme laid.
Superbe soirée,…