Jab, droite, step back! Un, deux, crochet! Cheveux noués en queue de cheval, t-shirt bedaine noir et fuchsia, pantalon de nylon noir, Marie-Lyne Joncas obéit aux commandes de l’entraîneuse Sara Kali, qui encaisse ses coups sans broncher. En ce matin frisquet, l’heure est loin d’être à la rigolade pour la «grande crue ». La voici qui sort du ring pour tapocher avec énergie un ballon poire. L’exercice dure six minutes, soit l’équivalent de deux rounds de boxe. Mais c’est assez pour que Marie-Lyne, luisante de sueur, affiche la mine rayonnante des athlètes qui viennent de faire le plein d’endorphine, l’hormone du bonheur.
Nous sommes au sous-sol du centre sportif Claude-Robillard, à Montréal, dans le plus grand gym de boxe du Québec. Sont passés par ici les champions du monde Lucian…
