Bien loin des dessins austĂšres et abrupts adoptĂ©s par la plupart des utilitaires avant elle, lâEstafette a dĂ©cidĂ© de se faire sĂ©duisante. Les lignes sont souples, presque fĂ©minines, et les quelques galbes de carrosserie se voient disposĂ©s avec Ă©quilibre. Le pare-brise, discrĂštement bombĂ©, ajoute Ă lâharmonie de lâensemble, Ă lâimage de son nom, Estafette, qui semble créé de toutes piĂšces par la RĂ©gie. Pourtant, le mot existe bien en français â mĂȘme sâil est un peu oubliĂ©, dĂ©jĂ en 1959. Il dĂ©signe un porteur de nouvelles ou de petits paquets. Un mot aimable qui sonne bien, avec sa terminaison fĂ©minine digne des poĂštes de la PlĂ©iade. Dâailleurs, pour tenir la rime, la version civile, Ă huit places, sâappelle Alouette !
Passer Ă la traction sur un utilitaire, ce nâest pasâŠ