Antoine, enfant, étais-tu davantage ce qu’on appelle un «fils à maman» ou un «fils à papa»?
Un fils à maman. Parce que j’ai son doux visage et, comme elle, j’aimais le tricot! Malheureusement, je n’en fais plus, mais, maintenant que j’en parle, ça me redonne le goût.
Tes parents diraient-ils de toi que tu étais, à l’époque, un petit ange ou un petit diable?
J’étais, je le crains fort, un petit ange. J’étais l’élève préféré de tous les professeurs qui espéraient m’avoir comme fils. J’étais sizenier chez les scouts, mais aussi le plus jeune à la maison, alors c’était souvent moi la victime de mon grand frère et de ma grande sœur. J’avais la protection de mes parents et je répondais bien aux commandes. J’étais gentil, poli… c’est plus tard…
