Attention : un Dubosc peut en cacher un autre. Volubile certes, mais réfléchi. Drôle, évidemment, mais appliqué. Comique populaire, mais aussi cinéphile pointu. C’est d’ailleurs dans les couloirs de la maison Gaumont, décorés d’affiches des films de Cocteau ou de Carné, que Franck Dubosc nous a donné rendez-vous. Après, notamment, le succès de « Tout le monde debout », c’est là qu’il a écrit son troisième film, « Un ours dans le Jura ». Un polar transgressif avec Laure Calamy, Benoît Poelvoorde et Franck lui-même, où des morts suspectes, un magot et des migrants vont faire tourner les têtes dans un village paumé des montagnes jurassiennes. Cupidité, transgression, immoralité sont les maîtres mots de ce film vachard, sorte d’hommage à peine voilé au « Fargo » des frères Coen.
Paris…