Elle a commencé début mars, quinze jours avant le confinement. Et, aujourd’hui, elle ne regrette rien. Christelle a travaillé vingt ans dans une boutique de parfumerie dans l’Essonne, où elle vit. Voilà maintenant sept mois qu’au volant de son camion elle sillonne le sud du département. Elle vend des pâtes, du riz, des lentilles, du quinoa, des pois chiches, de la farine, du sucre, des gâteaux, du chocolat, du miel, du jus de pomme, de la lessive… Le tout sans emballage et, pour une grande partie, produit localement. Elle a acheté son camion 50 000 euros à crédit sur cinq ans et espère pouvoir se verser un salaire dans une grosse année. Ses clients sont des habitants du coin (« beaucoup d’anciens me disent : “C’est marrant, c’est comme avant,…