Depuis sa libération des geôles libanaises du Hezbollah, en 1988, l’ex-journaliste de L’Evénement du jeudi, habité par l’esprit des lieux, n’a cessé d’arpenter les contrées les plus étonnantes du monde. C’est ainsi que cet épicurien aux allures de clergyman nous a laissé L’Arche des Kerguelen (1993), La Chambre noire de Longwood (Sainte-Hélène, 1997), La Maison du retour (Haute-Lande, 2007), Courlande (Lettonie, 2009), Remonter la Marne (2013), etc., autant de paliers dans le réapprentissage, la réparation. Aujourd’hui, ce sont d’autres contrées lointaines, celles de l’enfance, que Jean-Paul Kauffmann, 80 ans, a décidé de parcourir. Celles-là mêmes, « radieuses » qui lui permirent, lors de ses trois années de captivité, de s’échapper, la nuit, loin de ses ravisseurs.
Ce livre, L’Accident (Ed. des Equateurs), il l’a donc envisagé, écrit-il, « par gratitude…