A chaque hommage, minute de silence, commémoration, j’ai la gorge qui se serre, le coeur en berne. Les massacres terroristes de militaires à Toulouse, l’école Ozar Hatorah, Charlie Hebdo, l’Hyper Casher, Clarissa Jean-Philippe, le Stade de France, les terrasses parisiennes, le Bataclan, la promenade des Anglais à Nice. Chaque année, les mêmes souvenirs, les mêmes visages, les mêmes noms égrenés, les « tu étais où, toi ? » et le choc encore, comme au jour même, le choc de la mort violente au coeur de la cité, dans des lieux de vie, de sociabilité.
Et puis Samuel Paty et Dominique Bernard. Peut-être parce que nous connaissons leurs traits, la littérature qu’ils aimaient, l’ambition pédagogique qui les animait, leurs familles, leurs passions, les derniers jours qui ont précédé leurs assassinats, peut-être…