Ici, pas de « jungle », mais un terrain viabilisé et éclairé. Ici, pas de tente ni d’abri de fortune, mais des cabanons en bois, disséminés le long d’une allée gravil lonnée. Alors que tous les regards sont fixés sur Calais, à 40 kilomètres plus au nord, Grande-Synthe tente, depuis sept mois, une expérience originale. Certains voudraient faire de ce camp un modèle et transformer Damien Carême, le maire (EELV) de Grande-Synthe, à l’origine du projet, en coqueluche. N’a-t-il pas été choisi pour affronter Nicolas Sarkozy dans L’Emission politique, sur France 2, le 15 septembre? En réalité, le camp est né, il y a un an, dans la plus grande improvisation, avec le modeste objectif de sortir des centaines de personnes de conditions de vie épouvantables. Un objectif atteint, ni…