Luz rit parfois comme Cabu. Une joie de gamin pris en défaut. C’est troublant d’entendre ce rire disparu depuis le 7 janvier 2015. Difficile de savoir si l’ambiance à Charlie Hebdo était à ce point collégiale pour que les uns déteignent sur les autres, mais on serait heureux d’y croire. Luz, 46 ans, a quitté l’hebdomadaire en septembre 2015 après plus de vingt ans de dessins, de croquis, de couvertures, de reportages, de concerts, d’engueulades, de rigolades, de débats salés, de blagues de cul, de gâteaux partagés. Oui, tout ça. Tout ce qui fait la vie de bureau, notamment dans un journal.
Dans Indélébiles (Futuropolis), Luz raconte ses années Charlie. Egalement ses potes. Cabu, Tignous, Wolinski, Honoré, Charb. Un album comme une douleur et une joie. Qui déborde d’énergie, d’enthousiasme,…
