A l’approche de l’An gélus dominical, la place Saint-Pierre s’anime sous un ciel d’un bleu intense, festonné çà et là de nuages blancs et pommelés. Sur les pavés du cœur battant du Vatican, en ce 9 septembre, c’est l’heure des perches à selfies, des pliants de toile, des oriflammes de ralliements pour pèlerins du bout du monde et des chapelets en plastique à 1 euro pièce. Comment deviner, quand apparaît tout là-haut, à l’une des fenêtres du dernier étage du Palais apostolique, la silhouette voûtée du pape François, qu’une terrible tempête ébranle alors depuis deux semaines le plus petit Etat de la planète, citadelle ancestrale du catholicisme ? Quel esprit fertile, sinon malin, oserait imaginer que les clameurs des fidèles couvrent ici la bande-son d’un thriller dont le scénario vertigineux…