Pour toi, Arménie
Dans son premier roman, hautement autobiographique, la journaliste Valérie Toranian retrace l’incroyable destinée de sa grand-mère, Aravni, dite Nani, née à la fin du XIXe siècle à Amassia, au sud de la mer Noire, et rescapée du génocide arménien. Longtemps honteuse de cette Nani non francophone « aux boucles drues », Astrig, alias Valérie, a fini par mettre au jour le calvaire d’Aravni, de l’exécution par les Turcs, en juillet 1915, de son mari et de son père à sa fuite miraculeuse jusqu’à Alep. Le récit de ce convoi de la mort – en dix jours, Amassia est vidée de ses 13000 sujets arméniens – vers le camp de transit d’Arab Punar est des plus édifiants. M. P.
L’ÉTRANGÈRE, par Valérie Toranian. J’ai lu, 224 p., 7,10…
