Il y a quelques années, demandant à Jean d’Ormesson ce qu’il pensait avoir appris de plus important en vieillissant, il m’avait répondu sans hésiter, avec son sourire malicieux : « Je crois que ce que j’ai appris de plus important, avec l’âge, c’est à savoir dire non. »
En l’écoutant, j’avais d’abord pensé que c’était une parole de riche, d’enfant gâté, entouré de tant de fées à sa naissance et de tant de sollicitations plus alléchantes les unes que les autres tout au long de sa vie qu’il avait eu du mal à les refuser. Et sans doute, en me répondant, pensait-il aux innombrables éditeurs à qui il avait refusé un livre, aux rédacteurs en chef de journaux à qui il avait refusé un article, aux universités auxquelles il avait…
