Quant aux évêques, ils ne traitent pas de stratégie, ils jugent, semble-t-il, que l’arme nucléaire est inacceptable à la conscience chrétienne. En toutes circonstances, même dans une guerre dite juste, la morale n’autorise pas l’extermination de millions de personnes, sans discrimination entre les civils et les militaires, femmes, enfants, vieillards confondus. Il serait facile, et faux, d’expliquer la relance des controverses, éthiques ou stratégiques, exclusivement par la propagande soviétique. Le Kremlin, depuis longtemps, prêche la thèse du « no first strike », recommande aujourd’hui le gel des armements nucléaires, soutient les mouvements pacifistes en Occident tout en les réprimant en URSS, rappelle les horreurs d’Hiroshima ou de Nagasaki.
Explication trop facile, dont nous ne devons pas nous contenter. […] Dans le monde tel qu’il est, aucune grande puissance ne fait…
