L’économie russe s’est montrée bien plus résiliente que prévu. Bien qu’impactée par les sanctions prises par les pays occidentaux après l’annexion de la Crimée, elle l’est plus encore par la chute des cours du pétrole, qui, avec le gaz, constitue près de 70 % des exportations et fournit 40 % des recettes fiscales. Alors que, en octobre 2015, la Banque mondiale et le FMI prévoyaient une chute du PIB de 1,6 % pour 2016, ces prévisions ont été rabaissées à – 1,2 % au printemps, puis à – 1 % à l’été. Au re gard des résultats des autres pays émergents, qui n’ont guère eu à souffrir de sanctions (Brésil, – 3,2%; Argentine – 1,7 % ; sans parler du Venezuela, – 14,2 %), la récession russe, qui se révèle…
