La lutte des classes a cédé le pas à la lutte des places : c’est le constat que dresse Guillaume Erner, sociologue de formation, animateur des Matins de France Culture, dans La Souveraineté du people (Gallimard). Un essai passionnant, dense mais enlevé, qui remonte aux sources de la célébrité, convoquant aussi bien Tocqueville que Weber, Durkheim ou Bourdieu, et qui analyse pourquoi elle est devenue une valeur dominante. Journaliste, romancier, Jean-François Kervéan, lui, est également le nègre officiel de people tels que Michel Drucker, Hervé Vilard et, dernièrement, Nabilla pour Trop vite (Robert Laffont), un récit qui révèle une jeune femme lucide, nullement stupide, prise dans la spirale infernale d’une notoriété viciée. Entre l’observateur extérieur, lecteur attentif d’études pointues et de Closer, et le témoin de l’intérieur – aux premières…