Dette abyssale, Etat inopérant, économie en panne, crise migratoire… Par sa gravité et sa complexité, chacun des dossiers qui s’empilent sur le bureau du Premier ministre grec semble écraser le précédent. A 41 ans, avec son air éternellement jeune, Alexis Tsipras ne paraît guère s’en soucier. En janvier 2015, grâce à un mélange d’habileté et de pragmatisme, le leader de Syriza, le parti de la gauche radicale, est parvenu à s’imposer sur une scène politique ossifiée, rongée par le clientélisme et les dynasties. Six mois plus tard, en juillet, sa convocation surprise d’un référendum sur les réformes structurelles exigées par les créanciers européens l’a fait traiter de fou. Avec le recul, pourtant, ce scrutin lui a permis de réaliser l’union nationale.
Aujourd’hui, tandis que d’autres leaders européens semblent habités par…