A force de s’interroger sur l’islam des banlieues, des prisons, des mosquées souterraines, des réseaux sociaux ou des sites Web de propagande, on en est arrivé à oubli er les débats, très vifs, que se livrent entre eux, et à ciel ouvert, les intel lec tuels musulmans. Ces querelles verbales, écrites, théoriques témoignent pourtant d’un questionnement intense, qui gravite autour du sujet essen tiel : l’objectivisation de cette reli gion. Peut-on parler de l’islam en toute liberté, comme on le fait, depuis des lustres, pour le christia nisme? Plus précisément, peuton attribuer à cette religion des effets sociaux sans être, automatiquement, taxé de racisme? Soyons clairs, il ne s’agit pas d’aborder la question de la légitimité des caricatures ou des diatribes, comme on en a tant vu et entendu, mais…