Surprise : il passe pour prétentieux, tête à claques, voire fou, or nous voilà face à un grand timide de 47 ans, sur la défensive au début, puis très vite affable, érudit, lucide, drôle. L’homme aux sourcils froncés arrive en Vélib’ au rendez-vous, à l’hôtel parisien des Saints-Pères – qui jouxte les locaux de Grasset, son éditeur de toujours –, une édition de poche d’Ainsi parlait Zarathoustra, de Nietzsche, à la main. Certes, l’auteur de Partouz, roman très contesté sur le 11 septembre 2001, s’écoute un peu trop parler, s’emmêle les pinceaux, minimise ses outrances. Certes, on a du mal à croire que ce « plouc de province » autoproclamé ne s’enorgueillit pas, comme il l’affirme, d’être à tu et à toi avec les gendelettres germanopratins. Mais si cet écrivain…
