« Varsovie miraculée, cœur enterré À nouveau vivant et libre, ville qui démontre Que l’homme est plus grand Que toute négation, Varsovie, laisse-moi toucher tes murs, Ils ne sont pas faits de pierre ou de bois, Ils sont faits d’espérance. Celui qui ici touche l’espérance, Sent en lui monter la vie et le sang à nouveau, parce que l’amour, Varsovie, A édifié ta statue de sirène, Et si je touche tes murs, ton enveloppe sacrée, Je comprends que tu es la vie et que, entre tes murs, C’est la mort, en fin de compte, qui est morte. »Pablo Neruda, poète chilien (1904-1973) Opérons d’emblée la distinction suivante: Varsovie n’est pas la Pologne. Comme Paris n’est pas la France, certes, mais de manière plus tranchée. Varsovie contrecarre un à un les…
