Un ciel pluvieux domine l’Ouest parisien en cet après-midi d’automne, alors que nous rejoignons Adélaïde Ferrière chez elle, dans son deux-pièces situé en étage d’un immeuble semi-récent. Dès l’entrée, un vibraphone démonté nous accueille, rangé dans son étui, dont seuls quelques tuyaux d’aluminium s’échappent. Prêt à partir vers un lieu de répétition? « Cet appartement se trouve près de la Fondation Singer Polignac où je suis en résidence avec le Trio Xenakis. C’est très pratigue, je peux m’y rendre rapidement », commence la percussionniste, regard bleu céleste et chaussures à paillettes dorées. Dans la pièce principale, sobrement meublée (un canapé de velours bleu, un tapis moelleux rouge, quelques étagères, un bureau, une table, deux chaises), l’œil est immédiatement attiré par de nombreux instruments: un kalimba, un cajón, un clavier électrique,…