Dès la fin de la Guerre, ça n’a pas tardé. Avec la création de Phi-Phi de Christiné, le 12 novembre 1918, une sorte de nouveau genre voyait le jour, l’opérette légère, bientôt suivie de formes diverses de comédies musicales, bien distinctes du musical US. Déluré, mi-grivois mi-chic, avec des allusions franchement érotiques. Une nouvelle génération de compositeurs et de librettistes venus d’horizons divers et même quelques anciens (Messager, Hahn) s’y essayèrent aussi avec succès. Le milieu musical cria souvent à la décadence (par rapport à l’âge d’or d’Offenbach, Lecocq et du premier Messager). Il est vrai que les orchestres étaient réduits, les airs souvent proches de la chanson, et que cette nouvelle musique faisait bon accueil aux rythmes nouveaux venus d’Amérique, en leur donnant un tour français. Pour Benjamin Levy,…